Le Temps.
Fascinant que ces rouages le mesurant, le quantifiant, le segmentant. L'ancre armée de ses deux palettes, de son corps, de son dard oscillant plusieurs fois par seconde entraînée par le balancier et cadençant ainsi l'échappement qui retient dès lors d'une détente ultime le ressort prisonnier du barillet.
Oui c'est fascinant. Le mesurer, l'appréhender, le comprendre physiquement. Un certain génie aux cheveux gris nous en a donné une approche relative et totalement inattendue: il n'est pas constant.
Bon sang. Le Temps n'est pas constant. Que ça m'arrangerait de pouvoir le ralentir, le freiner, le retenir. Tant de choses à voir et à connaître, tant de Temps à rattraper. Mais voilà, le Temps est en perpétuelle fuite. Le futur devient passé sans s'arrêter, sans prévenir. Le Temps est au corps ce que la rivière est au galet. Il façonne, il éreinte, il use, il passe. Alors il faut tout faire pour le prendre, ce Temps. Et non le perdre. S'approprier l'instant, le voler, le savourer, le respirer, le contempler et le relâcher. Je ne pourrai pas le figer si ce n'est en fermant les yeux alors autant jouir de sa fuite. Il serait temps non ?
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